Le 10 juillet, les ministres des finances du G20 ont signé un communiqué officiel dans lequel ils reconnaissent que la tarification du carbone est un outil efficace pour atténuer les effets du changement climatique, comme l'a rapporté l'agence Reuters plus tard dans la journée. À l'issue d'une réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales du G20 à Venise, en Italie, le communiqué a mis en avant les mécanismes de tarification du carbone et les mesures d'incitation dans sa liste d'outils pour lutter contre le changement climatique. Outre la tarification du carbone, les outils comprennent également l'investissement dans les infrastructures et les technologies durables, l'élimination progressive des subventions inefficaces aux combustibles fossiles, entre autres. Selon le ministre français des finances, Bruno Le Maire, c'est la première fois que la tarification du carbone apparaît dans le langage officiel du G20.
Lors de la conférence internationale de Venise sur le climat qui s'est tenue le 11 juillet, le lendemain de la publication du communiqué, des orateurs de renom se sont fait l'écho des propos du G20 sur la tarification du carbone. William Nordhaus, économiste américain et lauréat du prix Nobel, a reconnu que des prix élevés du carbone constituaient un outil essentiel pour inciter à la réduction des émissions et a suggéré que les pays unissent leurs efforts pour mettre en œuvre un tarif du carbone afin d'empêcher le parasitisme. Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, a également appelé à la mise en place d'un mécanisme de tarification du carbone plus clair, plus efficace et plus équitable.
Le G20, sous la présidence italienne cette année, a mis l'accent sur la relance verte mondiale et les questions liées au changement climatique. Lors d'une réunion du FMCBG en avril dernier, le groupe a reconnu que la lutte contre le changement climatique et la promotion de la protection de l'environnement étaient des considérations urgentes dans le cadre de la reprise mondiale après la pandémie de COVID-19. En outre, lors d'une réunion consacrée aux questions climatiques le 23 juin, les suppléants du volet financier du G20 ont échangé leurs progrès et leurs points de vue sur plusieurs questions essentielles telles que les investissements et les politiques écologiques, le rôle des banques multilatérales de développement (BMD) et les normes de divulgation financière. La réunion s'est conclue par une déclaration demandant une discussion sur les stratégies globales de transition à faible émission de carbone lors de la conférence de Venise en juillet. Le dialogue devrait se poursuivre dans d'autres forums tout au long de l'année, notamment lors de la session ministérielle conjointe du G20 sur le climat et l'énergie en octobre, ainsi que lors de la conférence des Nations unies sur le changement climatique en novembre.
Sources :
https://www.ft.com/content/9cd74b8f-4d6c-4cf8-a249-87c0acb1a828
https://www.g20.org/wp-content/uploads/2021/07/Communique-Third-G20-FMCBG-meeting-9-10-July-2021.pdf
https://www.g20.org/2nd-finance-ministers-and-central-bank-governors-meeting.html
https://www.g20.org/g20-green-agenda-towards-the-venice-international-conference-on-climate.html
https://sdg.iisd.org/events/g20-climate-and-energy-joint-ministerial-session-2021/
