Le Parlement européen et le Conseil sont parvenus à un accord provisoire sur la loi sur la restauration de la nature, une législation historique conçue pour restaurer et protéger les habitats naturels et les écosystèmes, comme l'a rapporté ESG Today le 13 novembre. En vertu de cette loi, les États membres doivent mettre en œuvre des mesures de restauration sur au moins 20% des zones terrestres de l'UE et 20% de ses mers d'ici 2030. D'ici à 2050, ces mesures devront être étendues à tous les écosystèmes nécessitant une restauration. En outre, la loi fixe des objectifs de restauration spécifiques pour les différents écosystèmes. Pour atteindre ces objectifs, les États membres sont tenus d'élaborer des plans de restauration de la nature adaptés au contexte local et de les soumettre à la Commission dans les deux ans suivant l'entrée en vigueur de la loi. Ces plans doivent rechercher des synergies avec l'atténuation du changement climatique, l'adaptation au changement climatique, la prévention des catastrophes, ainsi que l'agriculture et la sylviculture.
La loi contribuera à atteindre la neutralité climatique d'ici 2050 et à renforcer la préparation et la résilience de l'Europe face aux effets du changement climatique. En outre, elle vise à inverser la tendance à la perte de biodiversité et à la dégradation des écosystèmes en Europe, où plus de 80% d'habitats sont en mauvais état. Le dernier accord provisoire exigeait des États membres qu'ils prennent des mesures de restauration pour rétablir au moins 30% d'habitats en mauvais état d'ici à 2030, 60% d'ici à 2040 et 90% d'ici à 2050. La Commission a souligné le coût économique substantiel associé à la dégradation de la nature, estimant que chaque euro dépensé pour la restauration de la nature pourrait générer un retour sur investissement de plus de 8 euros.
Sources :
Les législateurs de l'UE s'accordent sur une nouvelle loi relative à la restauration de la nature
https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/ip_23_5662
