L'administration Biden a accordé aux régulateurs de Louisiane de nouveaux pouvoirs pour attirer et approuver les projets de captage du carbone, comme l'a rapporté AP News le 29 décembre. Cette décision permet à la Louisiane de reprendre les responsabilités de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), qui supervise l'octroi de permis pour les puits de stockage de dioxyde de carbone (CO2) dans tous les autres États américains, à l'exception de deux. En outre, l'EPA et la Louisiane ont conclu un accord axé sur la justice environnementale. Cet accord stipule que la Louisiane doit protéger les communautés des risques environnementaux liés aux puits de stockage et veiller à ce que ces projets ne contaminent pas les sources souterraines d'eau potable.
La décision d'accorder à la Louisiane la primauté en matière d'autorisation des puits de stockage de CO2 pourrait alléger la charge de travail du personnel de l'EPA, car les demandes d'injection de CO2 en attente d'approbation par l'EPA s'élèvent à 172 au niveau national. En tant que plaque tournante de l'industrie pétrochimique, la Louisiane compte une trentaine de projets de captage du carbone proposés par des développeurs, soit plus que tout autre État. Les projets en attente d'approbation en Louisiane sont estimés à une capacité de capture de 6 millions de tonnes de CO2 par an. Les autorités louisianaises ont salué la décision de l'EPA, estimant qu'elle contribuera à faire de l'État un acteur de premier plan dans le domaine de la capture du carbone et à réduire les émissions industrielles. D'un autre côté, les opposants, notamment les écologistes et certains scientifiques, doutent de l'efficacité du captage du carbone, qu'ils considèrent comme une distraction par rapport aux solutions nécessaires à l'élimination progressive des combustibles fossiles. Ils s'inquiètent également des conséquences potentielles de ces projets sur les communautés avoisinantes.
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